jeudi 17 décembre 2015

Le rush vers les ruches

Le rush vers les ruches

Anne-Cecile Sanchez | 



Plutôt qu’un chien, un chat ou un poisson rouge, ils sont de plus en plus nombreux à « adopter » des abeilles. Entre souci de l’environnement, production de miel et réflexion philosophique, qu’est-ce qui motive ces piqués d’apiculture ?


« La première fois qu’on ouvre la boîte, on a un peu la trouille ! » La première fois, pour l’avocat d’affaires Christophe Prouvost, c’était il y a dix ans déjà. Souvenirs d’enfance et encouragements de proches se sont alors conjugués pour convaincre ce quinquagénaire d’acquérir deux ruches. « Tout le monde m’avait dit : tu verras, c’est sympathique et pas très compliqué. » En effet, passé l’appréhension initiale, la fréquentation des abeilles est vite devenue pour lui un véritable plaisir. Sinon une addiction ! « Le soir en rentrant du travail un peu fatigué, je vais au fond du jardin, je me mets à côté des ruches et je respire l’odeur de cire, c’est chaud, ça fait du bien. » Cadre dans une banque parisienne, Serge Boué se souvient aussi de sa conversion : « Avec mon épouse, nous nous posions la question d’adopter un animal domestique. Mais lequel ? Et on s’intéressait aussi aux abeilles. » De fil en aiguille, ce n’est ni sur un chien ni sur un chat que se porta finalement le choix du couple – qui habite une maison dans le Loir-et-Cher – mais sur un essaim ! Ils en ont cinq aujourd’hui, qui ont, disent-ils, « changé leur regard sur l’environnement » et les ont conduits à fonder l’association Gare aux Abeilles.

Christophe Prouvost et Serge Boué font figure de précurseurs au regard de l’engouement actuel pour les abeilles. On dénombre aujourd’hui environ 70 000 apiculteurs en France dont un peu plus d’un millier seulement peuvent être considérés comme des professionnels, assure l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). Les autres sont en fait vigneron, enseignant, magistrat, sénateur, médecin, bailleur social, maître chocolatier, moine, instituteur… Difficile d’établir le portait robot de l’apiculteur amateur, comme en témoigne le petit livre Un apiculteur, une apiculture, de Stéphanie et Serge Boué, £tant cette passion traverse toutes les strates de la société. Au Rucher du jardin du Luxembourg, vénérable institution parisienne fondée en 1856 et située en plein vie arrondissement, on confirme le rush vers les ruches. Les élèves de la promotion annuelle d’initiation à l’apiculture viennent « d’horizons socioculturels très divers, avec une moyenne d’âge de 40-45 ans » et sont de plus en plus nombreux : « Nous avons déjà quelque 250 demandes d’inscription pour 100 places seulement ! » Autre indicateur : depuis trois ans, les deux magasins parisiens de vente de matériel, Au Rucher et Les Abeilles, voient leur chiffre d’affaires bondir. Quant aux sessions de cours, « elles affichent complet pour 2016 et 2017 », affirme pour sa part Yves Védrenne, président du Syndicat national d’apiculture (SNA). « Les gens trouvent là une façon concrète d’agir en faveur de l’environnement », avance-t-il en guise d’explication. Il est vrai que le sort des abeilles devient préoccupant, au point d’avoir été déclaré priorité nationale aux Etats-Unis en 2014. Entre 50 et 90% des abeilles à miel (Apis mellifera) – pourtant apparues sur Terre il y a plus de 60 millions d’années – ont disparu ces quinze dernières années. Or ce sympathique hyménoptère assure la fertilisation de 80% des végétaux terrestres. Pour mesurer l’absurdité glaçante d’un monde sans abeille, il suffit de regarder, dans le très beau film de Markus Imhoof, Des abeilles et des hommes, la séquence sur la pollinisation manuelle en Chine ! On y voit habitants et habitantes de la région du Sichuan répartir sur les pommiers le pollen moulu et séché – qui est entreposé dans une petite boîte de chewing-gum autour de leur cou –, en utilisant une longue tige de bambou terminée par un filtre à cigarette ou une pointe de stylo.

Ecole de patience et d’humilité

Les abeilles, nouvelle passion française ? Le phénomène, en fait, dépasse largement l’Hexagone. De New York à Sydney, de Vancouver à Johannesbourg, le « beekeeping » n’a pas de frontières. L’actrice Scarlett Johansson se serait vue offrir une ruche par son collègue Samuel L. Jackson lors de son mariage avec Ryan Reynolds il y a quelques années ! « A Londres, le phénomène est en plein boom depuis 2010. Il y a même des associations locales chargées de faire fleurir des plates-bandes mellifères », raconte ainsi Frank Pignal, un informaticien français qui a créé sa propre entreprise outre-Manche. Ce quadragénaire, qui se rêvait enfant en garde forestier, a bénéficié pendant dix-huit mois de cours d’apiculture gratuits, couronnés par l’attribution de deux ruches qu’il a installées dans l’un des nombreux jardins partagés de la City. Ecole de patience, la ruche est aussi, d’après Frank Pignal, une école d’humilité. « On observe, on déduit, on croit avoir compris et puis on s’aperçoit qu’on ne sait rien. » Chassée des campagnes, l’abeille tente donc de se réinventer sur les terrasses et les balcons, dans les jardins et sur les toits des villes. A Paris – qui, du Bourget au Palais des Congrès, compterait plus de 600 ruches et a signé une charte « Abeille, sentinelle de l’environnement » –, il suffit parfois de lever les yeux pour les apercevoir : au milieu des paraboles, rue des Archives, sur le toit de l’opérateur Orange ou sur celui d’ERDF, rue de Grenelle. En 2015, les ruches de l’Opéra, gérées par la société Mugo, ont fourni 200 kg de miel, de tilleul essentiellement. Les butineuses sont également perchées sur la toiture du musée d’Orsay. « Nous sommes de plus en plus sollicités par des entreprises et des institutions qui souhaitent installer des ruches, confirme Yves Védrenne. Le ministère de l’Intérieur nous a consultés, tout comme, récemment, la Bourse. » Les entreprises adoptent des ruches pour valoriser leurs politiques environnementales et bénéficier de crédits d’impôt, peut-on lire dans l’ouvrage de Stéphanie et Serge Boué, qui cite l’exemple du fondateur de Miel de Paris, Audric de Campeau, parti développer son activité d’installation de ruches en Suisse après avoir « essaimé » dans divers lieux prestigieux de la capitale. Son prochain projet : des ruches connectées grâce à des cadres munis de capteurs techniques. L’idée ? Renforcer l’impact de la communication des entreprises hébergeant des ruches, via un écran géant dans le hall d’accueil, ou une application mobile dédiée présentant en temps réel les entrées, les sorties, les miellées…

Les vertus des produits de la ruche

Tout un business se développe également autour de la ruche et des vertus de ses produits. Pour les 25 ans de Nature & Découvertes, le designer Godefroy de Virieu a imaginé pour Bacsac la première ruche ronde et souple, un « Nid d’Abeilles » à suspendre à une branche ou à un crochet. Chez Guerlain, la ligne Abeille Royale entend lutter contre les signes de vieillissement. L’apithérapie, qui offre de se soigner grâce aux produits de la ruche, est « apparue comme une réponse au casse-tête des laboratoires cosmétiques : faire un produit riche en actifs naturels et toléré par toutes les peaux », analyse Céline Archer, chez Apivita. Quant au philosophe Pierre-Henri Tavoillot et à son frère François, apiculteur professionnel, ils nous invitent à « suivre le vol de l’abeille dans l’histoire de la pensée », en retraçant les multiples leçons que la ruche a inspirées aux savants, aux politiques et aux philosophes au cours de l’histoire. Depuis fort longtemps, « l’abeille est perçue comme une sorte de miroir de l’humanité et le baromètre de son destin », expliquent-ils dans leur excellent traité (L’Abeille (et le) philosophe, Odile Jacob 2015) en passe de devenir un best-seller avec déjà 25 000 exemplaires écoulés. Mythes, théories cosmologiques, paraboles chrétiennes, réflexions philosophiques et politiques, d’Aristote à Karl Marx (auquel Mitterrand emprunta la comparaison de « l’abeille et l’architecte », titre de l’un de ses ouvrages), de l’origine du miel à Google, en passant par « l’hyperdémocratie », les mystères et la symbolique de l’hyménoptère offrent une passionnante grille de lecture. Même les artistes s’y mettent. Collectif de plasticiens, constructeurs, graphistes et chercheurs créé en 2004, le Parti poétique élabore autour du principe de « pollinisation de la ville », différents travaux dont en particulier le projet de Miel Béton et de la Banque du miel. Le miel produit est partagé sur chaque lieu entre les sociétaires de la Banque du miel et le grand public. Une partie est transférée au « Fonds mellifère international » (FMI !) afin de constituer, d’année en année, une mielothèque internationale.
« L’apiculture est à la mode », sourit Dominique Cena, apiculteur et porte-parole de l’Unaf en Ile-de-France. Mais il n’y a pas que des aspects positifs. On ne peut pas s’improviser apiculteur, même amateur, du jour au lendemain. Si beaucoup de structures offrent de se former aux mystères de la ruche, certaines se contentent de vendre des essaims sans information préalable. Ce qui n’est pas sans danger, en particulier en ville. Et le miel urbain est-il sain ? Un signe : « La production par ruche est en tout cas plus importante en ville qu’à la campagne », affirme Dominique Cena, qui fustige l’usage de pesticides. En hausse en 2015, avec environ 16 000 tonnes, contre 10 000 en 2014, la production hexagonale de miel reste très inférieure à la consommation ; depuis 2010, on en importe entre 25 000 et 30 000 tonnes. Cet aliment imputrescible, entièrement naturel, fabriqué à partir du nectar butiné par les abeilles, qui contient des vitamines, des sels minéraux, des enzymes, des acides aminés, des acides organiques et des substances aromatiques, pourrait devenir une denrée de luxe. Certains capitalisent d’ailleurs sur cette idée, comme Alexandre Stern, qui a lancé son activité de « créateur de miel ». A la croisée de la gastronomie et de la parfumerie, ce nouveau métier consiste à rechercher des miels rares à travers le monde pour composer des assemblages, comme le « Miel des merveilles » à l’ambre foncé où se mélangent « les saveurs fruitées de l’Asie, les senteurs boisées de l’Europe, les notes épicées des Amériques et les arômes puissants de l’Afrique ». Persuadé que vouloir lutter contre l’usage des pesticides revient à se battre contre des moulins à vent, Thierry Dufresne a pour sa part choisi une autre façon de s’engager. Après avoir fait carrière dans différents groupes de luxe en France et au Moyen-Orient, il a tout plaqué, à 60 ans, pour mettre ses compétences au service de l’apiculture en fondant avec Hervé Racine l’Observatoire français d’apidologie (Ofa). Son credo : mettre au point, grâce à des techniques de sélection, une filière d’élevage pour procéder au repeuplement des colonies d’abeilles, tout en formant des professionnels. Un joli terrain dans le Sud, un entregent qui lui permet aussi bien d’être reçu par la Commission européenne que d’inviter le prince Albert de Monaco à l’inauguration, en 2014, des premiers bâtiments… Il compare son aventure à la création d’une start-up. Objectifs d’ici à 2025 : former 30 000 nouveaux apiculteurs – dont 3 000 en France – afin de rétablir un parc installé de 10 millions de ruches en Europe. Et retrouver « l’esprit de la ruche », célébré par le poète Maurice Maeterlinck, fasciné par cette « énigme de l’intelligence » qui témoigne de « l’organisation incompréhensible du moindre acte de vie ».

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/week-end/perso/developpement-personnel/021528968716-le-rush-vers-les-ruches-1181575.php?9HRpcXcmlrc8QB9X.99

samedi 12 décembre 2015

En Afrique, les abeilles changent des vies et sauvent des éléphants

En Afrique, les abeilles changent des vies et sauvent des éléphants

En Afrique de l’Est, une zoologiste a trouvé un moyen plutôt insolite d’éviter les conflits entre les villageois voulant protéger leurs fermes et les éléphants s’en approchant d’un peu...

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 En Afrique de l’Est, une zoologiste a trouvé un moyen plutôt insolite d’éviter les conflits entre les villageois voulant protéger leurs fermes et les éléphants s’en approchant d’un peu trop près.
Comment protéger ses terres contre les éléphants et ainsi éviter des conflits souvent mortels d’un côté comme de l’autre ? On pense tout de suite à une immense clôture ou un fossé qui permettrait de tenir éloigné les plus grands animaux terrestres, pourtant très coûteux et souvent inefficaces face à ces énormes pachydermes. La zoologiste Lucy King eut en 2009 une idée tout à fait inattendue : des ruches d’abeilles.
En effet, les éléphants sont terrifiés par ces insectes. Une piqûre d’abeille au niveau de sa trompe lui provoque une douleur atroce. Par réflexe primitif, le simple bourdonnement est suffisant pour faire fuir l’animal. Partie de ce principe, la zoologiste a fabriqué un système de clôture invisible où les ruches seraient placées en hauteur à plus de 10 mètres d’intervalle autour d’un champ cultivé. Le projet Elephant and Bees était né.
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Le dispositif s’étend aujourd’hui au Kenya, au Botswana, au Mozambique, en Tanzanie, en Ouganda ainsi qu’au Sri Lanka. Non seulement les clôtures servent à dissuader les éléphants et à polliniser les cultures, mais elles sont également devenues une source de revenus supplémentaires pour les agriculteurs qui récoltent le miel et le vendent localement.
Forte de son succès, l’organisation cherche à lever des fonds afin d’étendre son programme. Vous pouvez faire un don ici –>Save Elephants With Bees and Honey

http://citizenpost.fr/2015/12/afrique-abeilles-changent-vies-sauvent-elephants/

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vendredi 4 décembre 2015

Près de la moitié des pollinisations seraient effectuées par d’autres insectes que l’abeille

Près de la moitié des pollinisations seraient effectuées par d’autres insectes que l’abeille

De nombreux insectes, comme les papillons ou les guêpes, sont d’importants pollinisateurs, trop souvent ignorés. Ils peuvent offrir une parade au déclin des abeilles.

D’après une étude, les insectes pollinisateurs
 – autres que les abeilles – on...
Des plantes comme le manguier, le kiwi, le caféier ou le colza ne dépendent pas des abeilles pour leur pollinisation, mais des mouches (diptères), des papillons (lépidoptères), des scarabées (coléoptères), des guêpes et des fourmis (hyménoptères), ont rappelé des biologistes dans une étude parue dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) le 30 novembre 2015.

DES POLLINISATEURS MULTIPLES ET VARIÉS

« Les scientifiques n’ont pas suffisamment exploré le rôle des insectes autres que les abeilles pour la pollinisation », estime Margie Mayfield, une écologiste des plantes de l’Université de Queensland en Australie, un des coauteurs.
Une faille à combler d’urgence compte tenu du syndrome d’effondrement des colonies qui affecte les abeilles et qui résulte de causes diverses : combinaison d’agents pathogènes (comme l’acarien Varroa destructor, le champignon Nosema ceranae, les bactéries et les virus), dégradation de l’alimentation naturelle ou usage abusif de pesticides agricoles et/ou vétérinaires. Selon une récente estimation du département américain de l’Agriculture, les apiculteurs ont perdu 42 % des peuplements de ruches en 2014-2015. Face à cette situation, le gouvernement américain a lancé en mai un plan d’action national.
« Les autres insectes qui pollinisent les cultures sont de ce fait une assurance contre le déclin des populations d’abeilles observés un peu partout dans le monde », juge cette scientifique. Elle préconise donc de changer les pratiques agricoles comme d’éviter l’utilisation de certains pesticides qui détruisent ces autres pollinisateurs.

DANS LE MONDE, LES AUTRES INSECTES ASSURENT ENTRE 25 ET 50 % DES POLLINISATIONS

L’étude menée par Romina Rader, une environnementaliste de l’Université de Nouvelle Angleterre, a mobilisé une équipe internationale de scientifiques. Celle-ci a analysé les résultats de 39 études effectuées sur plus de 1 700 champs de cultures sur les cinq continents.
Ils ont conclu que les insectes pollinisateurs – autres que les abeilles – ont effectué de 25 à 50 % du nombre total des visites de fleurs. « Bien que ces insectes soient moins performants que les abeilles, ils visitent ces fleurs plus fréquemment », explique Romina Rader. « Cela les rend au final aussi bons pollinisateurs qu’elles ».
La pollinisation par les seules abeilles représente plus de 15 milliards de dollars par an de récoltes agricoles aux États-Unis, essentiellement des fruits, des légumes et des fruits à coque (amandes, noisettes, noix).

UNE SITUATION QUELQUE PEU DIFFÉRENTE EN EUROPE

« En Europe, les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le melon, l’arachide et le coton, dépendent à 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation », précisent les biologistes de l’Inra d’Avignon.
« La production de 84 % des espèces cultivées dépend directement des pollinisateurs, qui sont tout de même à plus de 90 % des abeilles domestiques et sauvages, précise Michaël Henry, biologiste à l’Inra.L’abeille domestique reste indispensable pour des besoins massifs et ponctuels de pollinisateurs dans des zones pauvres en milieu sauvage », poursuit le chercheur.


jeudi 3 décembre 2015

Peut-on prévenir l'essaimage ?

Peut-on prévenir l'essaimage ?




Il est certain que pour beaucoup d'apiculteurs, l'essaimage et surtout la perte d'un essaim représentent un échec. Il est nécessaire de rechercher par tous les moyens à les prévenir plutôt qu'à les subir.

Prévenir l'essaimage ne veux pas dire l'interdire car c'est une nécessité biologique pour la colonie.

Certains préconisent la destruction régulière des cellules royales construites. La visite des colonies cadre par cadre, permet bien entendu de découvrir la présence de cellules royales ; enfin, presque toutes. Les abeilles sont malines. Cette méthode est contraignante et doit être renouvelée plusieurs fois à huit jours d'intervalle. Elle convient pour quelques ruches seulement.

C'est une opération barbare qui prolonge la fièvre d'essaimage et les perturbations qui en découlent: baisse d'activité, diminution de la ponte, absence de récolte, stress de la colonie qui s'affole… La colonie qui envisage de remplacer sa reine n'y renoncera pas facilement et prendra beaucoup de risques pour y parvenir.

Une larve d'ouvrière baigne pendant trois jours dans la gelée royale, une larve de reine pendant cinq à six jours. Les nourrices ne savent pas compter les jours. Si dans leur affolement elles prennent une larve de cinq jours qui n'a baigné que pendant trois jours dans la gelée royale, nous obtiendrons une mère de mauvaise qualité. Ce que nous constaterons très vite: elle ne pondra que sur une seule face des cadres et la ruche sera orpheline au printemps.

À l'heure actuelle pratiquement toutes les ruches sont équipés d'un plateau amovible, et sont exploités en bâtisses froides (c'est-à-dire le sens des cadres est perpendiculaire au trou de vol) Un moyen de prévenir l'essaimage sans stress pour la colonie, consiste à tourner le corps de ruche d'un quart de tour, de sorte qu'il soit exploité en bâtisses chaudes. La ruche est coupée en deux parties par une grille à reine posée verticalement entre le 4ème et le 5ème cadre compté à partir du trou de vol. Les cadres sont contrôlés, les cellules royales détruites sauf une. Toutes les abeilles avec leur vieille mère sont brossées à l'arrière de la grille, le cadre avec son alvéole royale est placé à l'avant de la grille. L'essaim éventuel ne peut plus partir, et dès naissance de la jeune mère, la vieille n'est plus nourrie et meurt au bout de 3 à 4 jours. La fièvre d'essaimage est tombée et la colonie remérée. Le corps de ruche est réinstallé en bâtisses froides.

Il existe d'autres méthodes décrites par la littérature apicole pour couper la fièvre : créer des essaims artificiels. Ce procédé n'intéresse que ceux qui veulent augmenter leur cheptel.

Pour les ruchers que l'on ne peut pas visiter chaque jour et pour ne pas perdre d'essaim, on pratique le " clippage des reines ". Cette opération consiste à amputer une grande aile de notre reine, droite ou gauche d'un bon tiers environ, avec un ciseau en très bon état. Cette opération ne porte pas préjudice à la reine si elle est réalisée correctement. Il faut veiller à ne pas couper plus d'un tiers de la grande aile, sinon on court le risque de voir la reine remplacée.

En cas de sortie d'un essaim en l'absence de l'apiculteur, la reine déséquilibrée ne peut voler et tombe à quelques mètres de l'entrée de la ruche. Au bout d'un certain temps, les abeilles retournent à la ruche abandonnant leur mère entourée de quelques fidèles.

http://www.apiservices.com/abeille-de-france/articles/partage_essaimage.htm

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samedi 28 novembre 2015

ماهى علامات خروج الطرد؟

ماهى علامات خروج الطرد؟

1-    تجمع الشغالات أمام مدخل الخلية فى مجموعات كبيرة مع إحداث طنين مزعج غير عادى.
2- طيران عدد كبير من النحل بحالة غير عادية، ووقوع بعض الشغالات أثناء الطيران لامتلاء بطونها بالعسل.

طريقة خروج الطرد:
1-    تخرج مجموعات من النحل الكشاف للبحث عن أماكن مناسبة لسكنى الطرد.
2- بعد العودة تؤدى نحل كل مجموعة الرقصة المناسبة التي تدل على مكانها المختار، فإذا اتفقت الطائفة على مكان معين خرجت إليه وإذا لم تتفق خرج الطرد وتعلق على أحد أفرع الأشجار بصفة مؤقتة ثم ينتقل منه إلى مكان مناسب ليسكن فيه.
3- غالبا ما يخرج الطرد بين الساعة العاشرة صباحا والثانية بعد الظهر ويخرج مع الطرد عادة الملكة الأم فيسمى بالطرد الرئيسي. أما إذا خرج عدة طرود بكل منها ملكة عذراء يسمى كل منها بالطرد الثانوي وقد يوجد بالطرد الواحد عدة ملكات عذارى.
4- عادة لا تخرج الملكة من خليتها إلا بعد خروج معظم الشغالات، أحيانا تطير الملكة فى المقدمة ثم يتجمع حولها النحل.
5- عند وصول النحل الى المكان المختار يتشابك على شكل عنقود وقد يبنى أقراصا شمعية 
بمكانه او يمكث فترة قصيرة حتى يبحث النحل الكشاف عن مكان جديد.

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mercredi 25 novembre 2015

INRA : le résultat étonnant d'une étude sur la disparition des abeilles

INRA : le résultat étonnant d'une étude sur la disparition des abeilles

Une nouvelle étude de l'INRA (Institut national de recherche agronomique) confirme bien que les "néonicotinoïdes" (une famille d'insecticides neurotoxiques) altèrent le sens de l'orientation des "butineuses" et les empêchent de retrouver le chemin de la ruche. Mais, plus étonnant, elle montre que la colonie s'adapte à cette surmortalité en privilégiant le renouvellement des "ouvrières".
C'est un sujet capital pour l'agriculture mondiale que vient éclairer une nouvelle étude de l'Inra (Institut national de recherche agronomique) : celui de la disparition des abeilles, les "pollinisateurs" de la planète. Depuis des années, les apiculteurs sont confrontés à une mortalité qui s'accélère dans leurs ruches. Ils ont notamment mis en cause des insecticides qui altèrent le sens de l'orientation des "butineuses" et les empêchent de retrouver le chemin de la ruche.

Une seconde étude menée en plein champ

Menée il y a deux ans, une première étude de l'INRA a permis de confirmer, ce qui n'était alors qu'une hypothèse. En contact avec des plantes traitées par des "néonicotinoïdes" (un insecticide qui s'introduit dans la plante et la rend toxique) les abeilles se retrouvent bien désorientées. Leur déclin peut ainsi s'expliquer, non pas par toxicité directe des insecticides, mais par la perturbation de leur orientation et de leur capacité à retrouver la ruche.
Une seconde étude vient d'être publiée sur ce sujet. Elle porte sur une population d'abeilles de plus grande ampleur et surtout elle sort du laboratoire pour le "plein champ". Une étude qui conforte les essais en laboratoire sur les risques de désorientation des abeilles exposées au traitement des semences de colza au thiaméthoxame, un insecticide issu de la famille des néonicotinoïdes. Mais qui montre aussi autre chose plus inattendu : la colonie soumise à ce "stress" adapte sa stratégie.
L’étude révèle en effet que la proximité des parcelles traitées diminue l’espérance de vie des butineuses. Mais en réponse à cette surmortalité, les colonies modifient leur stratégie de production de couvains (les mâles), de façon à privilégier le renouvèlement des ouvrières. Ce qui soulève de nouvelles pistes de recherches pour l’évaluation des risques toxicologiques sur le terrain.

7.000 abeilles équipées de micropuces RFID

Pour cette expérimentation grandeur nature, les chercheurs ont équipé 7.000 abeilles de micropuces RFID permettant de surveiller leur entrée/sortie de la ruche. Les abeilles pouvaient butiner dans un territoire agricole de 200 km² comprenant quelques parcelles de colza dont les semences étaient traitées à l’insecticide de la famille des néonicotinoïdes, le thiaméthoxame. Les résultats montrent que le risque de mortalité des abeilles augmente selon l’exposition des ruches. Ce gradient d’exposition est une combinaison à la fois de la taille des parcelles et de leur distance à la ruche. L’effet de l’exposition s’accroit progressivement au cours de l’avancement de la floraison du colza allant d’un risque moyen de mortalité de 5 à 22%.
Cependant, les chercheurs n’ont pas observé d’altération des performances des ruches exposées. Les quantités de miel produites n’ont pas été impactées par le gradient d’exposition aux cultures issues des semences traitées à l’insecticide. Les hypothèses avancées portent sur la mise en place au sein de la ruche de mécanismes de régulation démographique des colonies permettant de compenser la surmortalité des individus.

Un phénomène de résilience

Les colonies étudiées ont conservé des effectifs d’ouvrières et de butineuses suffisants pour maintenir la dynamique de production du miel. Ainsi, un rééquilibrage entre la taille du couvain mâle et celui des ouvrières apparaitrait pendant la floraison et dans les semaines qui suivent.
On assiste aussi à une sorte de phénomène de "résilience" qui permet à la colonie de surmonter la difficulté. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il ne faille pas agir pour un emploi raisonné des insecticides. Fragilisées par les insecticides, les abeilles se trouvent plus sensibles à d'autres "stress" comme les acariens et les parasites. Les auteurs de l’étude confirment aussi l’importance de mesurer les effets chroniques de faibles doses dans l’évaluation de la toxicité des pesticides avant leur mise sur le marché ainsi que de possibles effets cumulatifs entre différentes matières actives.
  • Cette étude a été menée par l’Inra, Terres Inovia, le CNRS, l’ITSAP-Institut de l’abeille et ACTA. Elle a été publiée le 18 novembre 2015 dans la revue Proceedings of the Royal Society B.
  • Lire également dans WebTimeMedias.com "Déclin des abeilles : l'INRA met en cause un insecticide" (article du 3 avril 2012)
  • http://www.webtimemedias.com/article/inra-le-resultat-etonnant-dune-etude-sur-la-disparition-des-abeilles-20151124-57339
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mardi 24 novembre 2015

How to Prevent Swarming When Beekeeping

How to Prevent Swarming When Beekeeping


A swarm of honey bees is a familiar sight in the spring and early summer. Honey bees instinctively manage the colony’s growth and survival by swarming. Immediately before swarming, the bees that intend to leave the colony gorge themselves with honey (like packing a box lunch before a long trip). Then, all at once, like someone flipped a switch, tens of thousands of bees exit the hive and blacken the sky with their numbers. Half or more of the colony leaves the hive to look for a new home. But first, within a few minutes of departing from the hive, the bees settle down on a nearby surface.

In its temporary resting place, the swarm is a bundle of bees clustered together for protection and warmth. In the center of it all is their queen. Depending on the size of the hive that swarmed, the cluster may be as small as a grapefruit or as large as a watermelon. The bees will remain in this manner for a few hours or even a few days while scout bees look for a new home. When they return with news of a suitable spot, off they all go to take up residence in a hollow tree, within the walls of an old barn, or in some other cozy cavity.

Not sure if your hive has swarmed? A regular inspection during the month of May and June will reveal the situation. Know the key indicators: no eggs, fewer bees, and all the cells have only older larvae and/or capped brood. And there are always queen cells present along the lower third of the frames.

Understanding why you want to prevent swarming

Swarms are a dramatic sight, and a completely natural occurrence for the bees, but swarms are not good news for you. A colony that swarms is far less likely to collect a surplus of honey. That means no honey harvest for you that year. A colony that loses 50 percent of its population and 50 percent of its honey also will have a difficult time regaining its population and productivity. It also means the bees may have a tougher time making it through the cold winter months (assuming you have such weather).

Keeping the girl bees from leaving home

There are two primary reasons bees swarm: congestion and poor ventilation. Occasionally, a poorly performing queen can contribute to the swarming impulse. But all these conditions can be anticipated and avoided. Here are some things you can do:
  • Avoid congestion. Because overcrowding is a primary reason a colony will swarm, make sure to anticipate your bees’ needs and provide them with more room before they need it.
    • Reverse your hive bodies in the early spring to better distribute the fast-growing population.
    • Add a queen excluder and honey supers before the first nectar flow in the early spring.
  • Provide adequate ventilation. To ensure proper ventilation, you can do a number of things:
    • If your inner cover has a notched ventilation hole in the front of the inner cover, make sure it is open.
    • Glue a short length of a wooden Popsicle stick to each of the four corners of the inner cover. By doing so, you create a thin gap between the inner cover and the hive and improve air flow into and out of the hive.
    • Drill wine cork-sized holes in your upper deep (below the hand hold) and in all your honey supers. Doing so not only provides extra ventilation but also provides the bees with additional entrances.
    • A useful way to provide a colony with ventilation is to drill wine cork-sized holes in the hive bod
      A useful way to provide a colony with ventilation is to drill wine cork-sized holes in the hive bodies and supers.




      • Make the bees comfortable in hot weather by doing the following:
        • Supply a nearby water source. The bees will use this water to regulate the hive’s temperature.
        • Shield the hive from a full day of blazing sun.
      • Remove all queen swarm cells. The earliest evidence that your bees are thinking about swarming is that they start to make swarm cells. During the spring and early summer, inspect your hive every week or ten days to look for swarm cells.
      • This technique only works if you remove 100 percent of the swarm cells. If just one cell remains behind, the colony has the green light to swarm.
      • Replace your queen every other autumn. Colonies with young queens are far less likely to swarm.
      http://www.dummies.com/how-to/content/how-to-prevent-swarming-when-beekeeping.html